1994 — aujourd’hui
Parcours
Je joue sur scène depuis 1994. L’accordéon diatonique reste mon instrument principal, mais mon activité s’est progressivement élargie à la basse, à la composition, au son et à l’enseignement.
Quelques années avant les premières notes.
Les débuts
Apprendre en jouant.
La musique est présente très tôt dans la famille. L’apprentissage se fait principalement à l’oreille, sans cursus musical formel.
Après quelques expériences au clavier et à l’accordéon chromatique, l’accordéon diatonique devient rapidement mon instrument principal.
Avec mon frère Thomas commencent les premières scènes, puis les concours et les fest-noz. Nous apprenons beaucoup en écoutant d’autres musiciens, en jouant ensemble et en passant du temps avec les instruments.
Cette manière d’apprendre restera importante par la suite : essayer, comprendre et construire progressivement ses propres outils.
1999
Esquisse
Avec Vincent Marin et Thomas Badeau, Esquisse devient mon premier véritable espace de composition.
Le groupe part des musiques traditionnelles et de leurs formes de danse, mais l’écriture prend rapidement une place centrale. Nous construisons notre propre répertoire et enregistrons nos premiers disques.
La formation évolue, les arrangements se développent et le travail sur le son de l’accordéon prend de plus en plus de place. C’est également pendant cette période que commence mon travail avec Maugein autour d’instruments adaptés à ma manière de jouer.
Esquisse, vers 2008.
2007 — 2010
Une période de forte activité.
En 2007, l’activité musicale devient mon activité professionnelle. Esquisse en est alors le principal moteur.
Le groupe tourne beaucoup en France et commence à jouer régulièrement à l’étranger. Les concerts, les enregistrements et les collaborations occupent une grande partie de l’année.
Dans le même temps, mon activité ne se limite déjà plus ni à Esquisse ni à l’accordéon : basse, contrebasse électrique, prise de son et mixage prennent progressivement davantage de place.
Années 2000 — 2009
La rencontre avec Olivier Congar.
L’arrivée d’Olivier Congar dans Esquisse marque une étape importante dans mon rapport au rythme.
Les percussions prennent une place nouvelle et les arrangements s’ouvrent à d’autres influences. Cette rencontre contribue à élargir progressivement le langage musical du groupe.
La collaboration se poursuit notamment avec Okelenso, au contact des percussions cubaines et des batás. Cette période modifie durablement ma manière de penser le placement, l’accompagnement et le rôle de la basse.
Okelenso avec Olivier Congar, 2009.
Autour de 2012
D’autres formats.
Pendant qu’Esquisse ralentit, d’autres formations prennent davantage de place.
Le duo avec Julie Vincent s’inscrit dans un travail plus intime autour du chant et de l’accordéon. Au même moment, Le CoON ouvre un espace beaucoup plus libre, entre improvisation, jazz et expérimentation.
Les projets ne se remplacent pas : ils se chevauchent souvent pendant plusieurs années.
Julie Vincent & François Badeau, vers 2012.
Le CoON, vers 2012.
Années 2010
Plusieurs directions à la fois.
Au fil de la décennie, plusieurs formations et collaborations se développent en parallèle. Jeu à la Nantaise, Blain–Leyzour, Goudédranche–Badeau, Oriaz, les projets avec Julie Vincent et différentes collaborations font coexister bal, concert, jazz, improvisation, chanson, musiques traditionnelles et studio.
Selon les projets, je joue de l’accordéon, de la basse ou de la contrebasse, compose, enregistre ou mixe.
2013
Cette période est aussi marquée par une perte auditive brutale. Elle modifie profondément certains de mes repères pour écouter, jouer et travailler le son, sans interrompre pour autant mon activité musicale.
2017
Enseigner.
L’enseignement de l’accordéon diatonique au conservatoire de Challans devient une partie régulière de mon activité.
Mon propre apprentissage s’étant surtout construit par l’écoute et la pratique, je cherche à transmettre aux élèves des outils permettant progressivement de comprendre ce qu’ils jouent et de devenir autonomes.
L’enseignement s’élargit ensuite à la basse électrique, aux pratiques collectives et aux musiques actuelles.
2019
MOX
Un nouveau trio avec Gweltaz Hervé et Emmanuel Birault, autour d’une musique qui laisse une large place au son, au rythme et à l’improvisation.
MOX, 2019.
2023 — aujourd’hui
Une période de création particulièrement dense.
Les projets se multiplient et se développent en parallèle, avec des formes, des répertoires et des contextes très différents.
Tribal Jâze, 2025.
Marin–Badeau, 2026.
Tribal Jâze développe une activité de tournée en France et en Europe et prépare aujourd’hui ses vingt ans.
Avec Vincent Marin, Marin–Badeau remet au centre la composition, l’expérimentation et le travail du son dans un duo bombarde–accordéon.
Le travail avec Julie Vincent se poursuit également avec Julie Vincent & François Badeau Quartet, formation actuellement en activité.
MOX et Oriaz poursuivent leur activité, tandis que MELTA – Machine à danser, créé avec Cédric Hergault, ouvre un nouveau travail destiné au jeune public.
Aujourd’hui, je partage toujours mon temps entre la scène, la création, le studio et l’enseignement.